Purple Mood

- Ma Bulle Mauve -

26 février 2008

And, this, is my brain ...

Dès potron-minet la folle qui loge dans mon hémisphère droit décida de fouiller, de fouiner pour trouver quelques lectures pouvant me renseigner sur l’idée d’auteur, d’auctoritas, d’autorité, son absence, sa présence et pouvant nourrir un éventuel CBII de lettres, je préfère m’y prendre tôt.

Toutes ces manœuvres m’ont fait échouer sur Youtube, ce qui n’est pas d’une logique absolue sauf si l’on considère que mon hémisphère gauche a fait en sorte de rétablir en moi l’harmonie, ce qui se traduit en acte par un retour à la procrastination et la glande, ce charmant concept du XX ème siècle. J’en suis arrivé à regarder en boucle cet extrait, cette introduction, cet incipit du film Dans Paris de C.Honoré, le réalisateur des Chansons d’amour, film que j’avais préféré d’ailleurs mais qu’on voit différemment après avoir vu Dans Paris, qui s’interprète aussi en chansons mais sur un mode plus sombre, plus douloureux, moins romantique.

Le lien entre ces deux paragraphes que vous venez de lire c’est que ce prologue est vraiment très intéressant car il pose la question de la narration et du narrateur dans le film ce qu’on a tendance à oublier ou à mépriser, puisqu’on (je) entend souvent des commentaires du genre «  ce film est trop littéraire » dés qu’un réalisateur a recours à la voix off, à des dialogues fleuves ou trop bien écrit. Pourtant ça peut donner beaucoup de charme à un film, le nourrir et créer de vrais moments de cinéma (revenir sur cet adjectif, je veux dire que ça n’entache pas un film d’aller  « voir ailleurs », contrairement à ce que suggère la critique précédente).

La première fois que j’ai vu ce prologue magnifiquement porté par L. Garrel (Quelle voix, quelle présence, quel..), je me suis dit que c’était soit un effet de manche soit une merveilleuse idée genre coryphée du 21ème siècle, formule que mon surmoi de khâgneuse aurait du refouler immédiatement, je le concède, je me flagelle ^^. Ce genre d’introduction est plus rare au ciné (du moins il me semble), alors qu'au théâtre il y a en vrac l’ironie dramatique, l’aparté,le roman et la poésie regorgent de clins d’œil au lecteur, sous des formes diverses et variées qui énerve le khâgneux (toujours lui) mais le fait participer au récit. Bref, tout ça pour dire que j’aime autant le ciné que les bouquins pour la faire courte, mais je me sens plus plongée dans l’un que dans l’autre parce que j’aime me faire piéger, j’aime qu’on me résiste, qu’on m’oblige à chercher des indices comme dans....(finalement je trouve moi même de quoi me contredire) le Village, le Sixième sens, Eternal Sunshine of a spotless mind, Reviens-moi (Atonement, aussi glamour qu’intelligent ce film avec Keira Knightley soi dit en passant). J’aime qu’on me surprenne comme ce prologue inattendue dans un film tel que Dans Paris où il y a apparemment un narrateur qui disparaît mais  qui existe (alors que dans Atonement … :)) rien que pour m'embèter ...   ce qui a au moins l’intérêt d’occuper mes deux hémisphères le temps d’une matinée dont je vous ai écourté les prétentieuses divagations.

 




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25 février 2008

Allégeance

Allégeance

Dans les rues de la ville, il y a mon amour.

Peu importe où il va dans le temps divisé.

Il n'est plus mon amour : chacun peut lui parler.

Il ne se souvient plus qui, au juste, l'aima.


Il cherche son pareil dans le voeu des regards.

L'espace qu'il parcourt est ma fidélité.

Il dessine l'espoir, puis, léger, l'éconduit.

Je vis au fond de lui comme une épave heureuse.


A son insu, ma liberté est son trésor !

Dans le grand méridien où s'inscrit son essor,

Ma solitude se creuse.

Dans les rues de la ville, il y a mon amour.


Peu importe où il va dans le temps divisé.

Il n'est plus mon amour : chacun peut lui parler.

Il ne se souvient plus qui, au juste, l'aima

Et l'éclaire de loin pour qu'il ne tombe pas !

René Char

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24 janvier 2008

Aprés l'argenterie d'Inci'

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                   Tentative d'effets spéculaires :)

Posté par purplemood2 à 23:10 - Mémoire d'une jeune fille dérangée - Commentaires [3] - Permalien [#]

23 janvier 2008

Le khâgneux qui tourne mal court le risque de devenir un demi habile

Vous me voyez habitée par Pascal ? Vous n’êtes pas loin, mais cette phrase griffonnée en haut d’un cours de philo tient plus du sourire amusé que de la griffe acérée. La chaleur des après midi transforme souvent nos cours en café philo et autres émissions littéraires de deuxième partie de soirée ; il faut y comprendre qu’échauffé par la chaleur de l'aprés-midi , tout d’un coup sans crier gare, chacun y va de sa question plus ou moins futile, de sa réflexion plus ou moins pertinente, si bien que même le divin prof y perd son latin, noyé dans les embryons de conversations et de réflexions ( mais pourtant on ne devient point habile ni en conversant ni en manifestant dixit le Grand Explicateur du divin Pascal …)

Bref, le khâgneux risque de devenir un affreux que dis je un horrible Demi Habile, une demi portion de conscience, un faible, un agitateur de particules non élémentaires : mais pourquoi, mais comment, lui qui coûte si cher à l’état, lui qui  incarne l’élite de demain (pouf la bonne blague ) … Comment le khâgneux, malgré le lavage de cerveau ( avec une bonne cire anti préjugé, anti « fermentation débridée de la substance » - ah Hegel nous manquait ) peut-il risquer de ternir l’éclat de sa jeune pensée, et produire des propos plats, tristes, vains ou même carrément dangereux ?

Depuis son initiation sa conversion forcée à la sainte pensée, le khâgneux a pris goût à la critique : à défaut d’avoir une vraie culture, une vraie méthode, un vrai style, le khâgneux a surtout appris à critiquer et à essuyer la critique aussi bien professorales que familiales, dirons nous. Il me semble que le K. est surtout perdu entre deux sphères (deux ordres ^^) : celle de l’ignorance et de l’innocence, du bachotage, et celle à laquelle semble appartenir ses chers gourous : celle de la connaissance et du génie normalien.

Deux extrêmes, j’en conviens, mais vers lequel pencher ?

Quand la mère de la khâgneuse lui dit (sans l’avoir lu) que Proust est futile, que dire : lui répondre en dissertant en trois parties et paraître prétentieuse ou la laisser commettre ce terrible impaire ?

Bondir ou ne pas bondir de son canapé devant sa sœur affolée, quand un responsable politique déclare que la Russie de 2007 n’est pas une dictature puisqu’il y a des élections ? (J’imaginais la tête du prof si je lui balançais ça en colle ^^) Comment éviter les regards perplexes dans les transports en commun quand deux jeunes filles « checkent » leurs connaissances sur l’infini à 7h30 du matin ?

Je vous le dis le khâgneux est un être mutant et perdu, incompris et à l’étroit, qui flotte toujours entre outrecuidance et prudence, pertinence et criticisme mal placé !

Sauvez le Khâgneux, adoptez-le chérissez-le écoutez-le … mais remettez-le à sa place de temps en temps.

Conclusion :

En attendant de devenir habile je continue de regarder Sex.And the City entre deux pensées de Pascal, et nous garderons l'habitude de fredonner le prose de la Sublime (ironie inside) Sherifa Luna en apprenant notre mots latins du jeudi matin. Peut-être que la prochaine fois je ferais une note moins pompeuse ou moins Demi Habile ?

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10 janvier 2008

Oh.

1897_553626655_marcia_tv_guide_H211538_LPas de blabla psychlogicoexplicatifs sur le fait que je délaisse ce blog, j'aurais toujours peur de ce que j'écris, je craindrais toujours d'être lu, c'est ainsi. J'ai juste envie de revenir, ne plus bloguer, c'est comme perdre une jolie boucle d'oreille, c'est assez embètant pour vous manquer et juste assez futile pour que vous oubliez l'autre boucle au fond d'un tiroir sans y penser des nuits entières. Sauf qu'il faut bien occuper ces charmantes nuits blanches justement ...

A bientôt

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07 novembre 2007

[...]

nbvnvbJ'ai rangé mes robes d'été au placard et je crains d'y être restée. J'hiberne. Vale.

Posté par purplemood2 à 10:54 - Mémoire d'une jeune fille dérangée - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 novembre 2007

Je suis addict

   

Ma capacité d'émerveillement est à son comble : une voix de velours, un humour grinçant ( certaines vidéos sont moins noires, celles sur les filles, par exemple ), des cheveux bouclés ( juste pour mimy), un coup de crayon sympa : on a affaire à un petit cousin de Daria Morgendorfer ou un fils caché de Woody Allen, au choix !!!!!! Vive Lev Yilmaz ! ! !

somethingssleep

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22 octobre 2007

Un quart de khâgne = Une coupe du monde de rugby (cette note appartient malgré elle au registre du bas corporel)

Très important le petit match de rugby du vendredi soir qui me permettait de me détendre complètement pour préparer au mieux les hostilités du samedi matin. Dénouer les tensions du corps et de l’esprit, Senecula en avait besoin, à cette heure où il est indécent pour une jeune fille d’aller courir dans les bois – trouvons toujours un prétexte pour ne pas faire de sport ! –Tragique erreur de jugement quand le cinq septembre nous décidâmes à la fois d’intégrer, de faire du sport chaque semaine, et de toujours finir nos devoirs la veille de la date butoir. Bref, ce 22 octobre de l’an de grâce 2007, il me fallut bien m’accommoder d’un autre sport. Alors j’entraperçu par la lucarne télévisuelle un autre phénomène sportif : un championnat de sumo !

Ces athlètes sont vénérés par les japonaises : épouser un jeune sumo c’est trop la classe ! Ca me change grave du gabarit du rugby, ça pour sûre, Sacré Paco ! Ils sont sont tout aussi grands, massifs, et adulés par les femmes que les rugbymen (ça c’était pour bluescar ) même si le modèle mignon et frèle galopin a tendance à disparaître dans ce sport.

En plus, j’ai découvert que les sumos n’étaient pas forcément tous japonais ou asiatiques..Il y avait un Russe et un Bulgare. Un Bulgare poilu. Un sumo poilu, je le jure, c’est étonnant, ce n’est pas que ça jure avec leur mawashi , cette chouette culotte ceinture de soie brillante comme un chemisier de chez Camaïeu ( à peine moins ridicule qu’un protège dent en plastoc vert ou qu’un maillot moulant façon scotch sur pectoraux ), c'est juste Fascinant,sans blague.

Bref, je sens que je vais avoir besoin de sport viril le vendredi soir, vu qu’après la Toussaint ( comprenez « la simple délocalisation des activités » selon notre tyran Number One) le seul week-end de libre, c’est à dire non amputé d’un devoir de six heures le samedi se trouve le 9 décembre, soit quatre jours avant le début des KBI, qui n'est pas, je tiens à le préciser, une coupe du monde hybride sumo/rugby ( tu en rêvais, lecteur !) mais de charmantes épreuves blanches. Espérons qu’après ces délices nous pourrons échanger la hotte du père noël avec celle du marchand de sable…sinon je ne réponds plus de mes activités sportives du vendredi soir : ni le sumo, ni le rugbyman quand bien même luteraient-ils sur un ring couvert de confiture de fraise, à coup de balais à curling, ne seront suffisants pour apaiser mes nerfs.

Khâgneuseument vôtre, 

Posté par purplemood2 à 23:00 - La Khâgne ça vous gagne ! - Commentaires [1] - Permalien [#]

10 octobre 2007

Pause

Si tu t’amuses à écrire les sous-titres d’un film érotique en latin,

Si tu entonnes avec fièvre un happy birthday gospel au prof d’histoire,

Si tu joues avec passion au jeu du « trouve la chanson »*

Si tu fais des concours de glissade dans le couloir,

Pas de doutes  tu es en khâgne, tu t’amuses comme un fou et tu ne trouves plus donc le temps de poster.

Mea culpa, les conneries ça manque toujours.

Posté par purplemood2 à 23:40 - La Khâgne ça vous gagne ! - Commentaires [6] - Permalien [#]

30 septembre 2007

Je suis un oeuf heureux

   Ma_7_version_blog                                                  Nous sommes Dimanche et je suis totalement euphorique souriante malgré ... les corvées habituelles du dimanche, le souvenir de samedi matin, six heures dans une toute petite salles plein de neurones déstabilisés, mais comment, quel miracle explique ce sourire de Bouddha sur ma face céleste ?

* j'ai à nouveau le droit de manger du sucre ( en trois jours, j'ai mangé dans l'ordre des macarons, du gâteau d'anniversaire, un paquet entier de granolas, des petits lu au chocolat, deux pains au chocolat, une tartelette au citron )

* J'ai cédé à l'appel du shopping mit le meilleur stimulant de carte bleu (Laure G), ce qui  a fini en achat de paletot ( je l'aimmmmmmme) pour moi et de chemiser en satin pour elle près moult essayage ( dont robe verte tout de même)  ( Oui nous aimons les fringues cat. improbables, c'est notre vice, si peu souvent accompli ) + LE DVD DU COME BACK !

* Hugh Grant danse dans ma tête !

Tout ceci conjugué me permet de faire du latin avec la banane.

Si vous voulez un peu d'élan jovial pour vous mettre au diapason marionien :

http://www.penelope-jolicoeur.com/

Posté par purplemood2 à 12:39 - Express Mood - Commentaires [3] - Permalien [#]



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